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Affichage des articles associés au libellé Ecole publique

Il y a 65 ans sur les bancs de la communale

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Année scolaire 1959-1960: 18 garçons et 12 filles sont présents. Les reconnaissez-vous ? A l'époque, seuls 5 exemplaires de cette photo ont été mis en circulation moyennant une contribution de 150 (anciens)francs. Comme pour le cliché de 1948 , la liste des patronymes vous sera ultérieurement communiquée. Dans l'attente, une réponse individuelle peut être fournie sur demande par le formulaire de contact.

Juliette DARLE née CAFIOU poétesse de renom originaire de Saligny-le-Vif

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Personnalité reconnue au 20 ième siècle dans l’art poétique, Juliette DARLE évoquera au long de sa vie des origines creusoises antérieures à la révolution de 1789, et manifestera son attachement au sancerrois de son adolescence et de ses débuts d’enseignante. Etonnamment, les premières années de son enfance à Saligny-le-Vif, lieu d’ancrage de ses aïeux depuis 1785 (à la 5 ième génération qui la précède Antoine CAFIOU maçon s’y marie) seront une parenthèse sur laquelle elle ne se livrera jamais. Et pourtant, - elle y est née le 9 septembre 1921 de Fernand CAFIOU et Léonie LECROT inhumés dans le cimetière communal ( carré 001- tombe 0084 ) après leurs décès en sancerrois en 1976 et 1983, - elle sera élevée par ses grands-parents et fréquentera l’école publique de filles de la route de Baugy comme il nous l’est relaté dans le récit que de Papa Jean paysan Berrichon a confié en 1945 à une autre de ses petites filles, Marie CARTIER (une cousine cadette de Juliette de quelques mois). La p...

Ils étaient sur les bancs de la communale à la rentrée 1948, 80 ans après sa création

A l’ouverture de ce blog, j’ai joint un cliché datant de 1948 où figurent avec leur instituteur Paul ARNAULT 31 élèves de l’effectif alors inscrit dans la classe unique de l’école primaire de Saligny-le-Vif. Le plus âgé et le plus jeune de la classe y sont présents. Aujourd’hui décédés, ils étaient respectivement nés en avril 1935 (Michel Pierre CARVALHO de FARIA –le plus grand debout au dernier rang sur la photo) et en septembre 1942 (Lucien André THOUVENOT – assis au premier rang à gauche). Ci-après, voici pour les lecteurs de ce blog, la liste complète des 28 patronymes portés par les 45 enfants scolarisables cette année-là sachant que comme le cliché en témoigne l’obligation de présence n’était pas toujours respectée, et que 3 enfants de la commune en âge de fréquenter l’école étaient eux   inscrits hors de la commune de résidence de leurs parents. AUSSEURS                               ...

Niveau de l’instruction primaire et démographie avant l’ouverture de l’école publique

Aux prémices de la loi Duruy de 1867, pionnière pour l’enseignement primaire et annonciatrice des célèbres lois Ferry de 1881 et 1882, une statistique officielle du ministère classe en avril 1865 le  département du Cher au 81 ième rang (sur 86) pour le niveau de diffusion de l’instruction primaire (Bas-Rhin au premier rang, Finistère en dernière position). Le taux d’illettrisme (ne sachant lire, écrire et signer son nom) y est estimé à 65 %. Le Cher est alors inclus dans la circonscription académique de Paris avec huit autres départements mais il en est très décroché au niveau de l’instruction. Les autres sont dans l’ordre : . la Seine (au rang 5 – taux d’illettrisme 9%) . la Marne (au rang 15) . la Seine-et-Oise (au rang 16) . la Seine-et-Marne (au rang 19) . l’Oise (au rang 21) . l’Eure-et-Loir (au rang 24 . le Loiret ( au rang 35 – taux d’illettrisme 38%) . le Loir-et-Cher (au rang 53 -taux d’illettrisme 47%) Au recensement de 1866, le franchissement du s...

Les années marquantes de la vie des écoles

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Dans l'attente d'un article consacré au contexte dans lequel s'instaure l'instruction publique sur la commune, voici quelques dates repères. 1868  : L’école publique ouvre le 1 er février dans des locaux du bourg loués par le maire Paul BOULASSIER suite à une décision du conseil municipal de novembre 1867. Le premier instituteur titulaire du poste créé à Saligny-le-Vif est Louis Jules Constantin ROY (1847-1871). La mixité garçons-filles va y demeurer jusqu’à la rentrée 1872, où sous le mandat de Alexandre PEZARD, le conseil municipal vote à l’unanimité dans sa séance extraordinaire du 29 janvier la création d’une école de filles. Ainsi à compter d’octobre 1872, l’instruction des filles va être assurée par une enseignante. La première sera Françoise Rose VILLAUDY âgée de 21 ans (1840-1881) originaire de Saint-Martin d’Auxigny.   1881  : Première rentrée en octobre à la « Maison d’école » de la route de Villequiers jointe à la Mairie Sous le mandat du maire Pie...

Bienvenue sur ce blog

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En 1991, Marie CARTIER-OBCOWSKI (1922-2012) nous livrait un récit des souvenirs de son grand père Jean CAFIOU (1863-1949) recueillis en 1945. Ce témoignage qui débute aux prémices de l’arrivée de l’instruction publique à Saligny-le-Vif, est révélateur de l’environnement de toute une vie d’un pauvre paysan de la campagne berrichonne. Il fourmille de nombreuses anecdotes agrémentées de références à des lieux, des personnages ou des faits en train d’échapper à la mémoire collective, le nombre des contemporains de Jean CAFIOU et de sa femme décédée en 1960 se restreignant progressivement. A sa lecture dans la décennie 1990, tout cela me parlait beaucoup en raison de mon vécu sur la commune, et la peinture de Saligny-le-Vif m’avait paru pouvoir constituer une trace mémorielle encore plus forte, sous réserve d’en enrichir le contexte par un travail de bibliographie et d’enquête. Il y a 5 ans, parallèlement à l’établissement de la généalogie familiale, j’ai commencé à collationner et ra...